28 juillet 2008
Moriarty, Sherlock Holmes ne t'aura jamais
Moriarty, dans mon imaginaire de gamin, c'est l'ennemi juré de Sherlock Holmes. Un loup avec un monocle que je voyais en dessin animé, un bandit bancal affublés de sous-fifres incapables. Je crois que c'est cette image que j'avais en tête quand j'ai acheté l'album de ce groupe l'an passé. J'avais bien aimé, mais sans plus. Parallèlement, quand l'occasion de les voir en concert s'est présentée, je n'ai pas hésité. Bon, faut dire qu'il y avait aussi Daniel Darc et Popa Chubby à l'affiche.
Sur scène, il y avait Rosmary, toute pimpante dans sa robe turquoise devant un vieux paravent déglingué. Bienvenue à Moriarty Land, le petit monde du groupe, en fait baptisé ainsi en l'honneur de Dean Moriarty, héros du Sur La Route de Jack Kerouac. Beth Ditto de saloon (en moins grosse), ou meneuse de revue rodant dans des tripots mal famés, genre Lily Salope et les Saolpettes, elle en imposait la Rosemary. Comme l'impression d'être catapulté dans un épisode de Lucky Luke, placardé sur un rocking chair de western poussiéreux. Gracieuse, voix puissante, impeccable et généreuse greffée sur un dobro métal hurlant.
Les comptines folks parfois somnolentes ou ronronnantes sur l'album prennent sur cette petite scène des allures de bombinettes de far-west. Sur le coup, j'aurais bien troqué mes Converse contre une bonne paire de santiags pour battre bruyamment la mesure sur un vieux plancher cafardeux. Et cet harmoniciste dépenaillé qui se laisse aller à des solos de guimbardes. Il avait une dégaine à la Raoul Duke (le héros de Las Vegas Parano), planqué derrière une barbe hirsute, de grosses lunettes aux verres fumés et une ceinture à munitions dégueulant d'harmonicas. Il avait LE son. La complainte de l'harmonica enjoué, c'était lui. Le tout se dandinant à l'ombre d'une belle contrebasse.
Ils nous ont parlé de Lily, partie à la guerre, et de Jimmy et ses buffles, des histoires que leurs parents américains leur ont sûrement raconté pour les aider à s'endormir et qu'ils fantasment à travers leur musique. De histoires de grands espaces, de cowboys et d'indiens, de duels à grand renfort de colt sous le soleil de plomb de la Grand Rue. J'ai poussé les deux portes à battants du saloon, et pendant une heure j'étais moi-même un cowboy. J'en étais presque à chercher ma monture à la fin du concert. Rien à voir avec Sherlock Holmes en fait.
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28 avril 2008
Voici le futur juré de la Nouvelle Star
11:38 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rock, blabla, musique, queen
31 mars 2008
A Vendre : places pour le Printemps de Bourges
12:36 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : printemps, bourges, rock, musique
29 février 2008
Laisse béton Dédé, je suis à la Manoeuvre

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24 janvier 2008
Je suis un guitar hero 2.0
09:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Guitar hero, wii, jeu vidéo, rock, blabla, bière, Tokyo Hotel
08 janvier 2008
Mamie Nova envoie du p'tit bois
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07 janvier 2008
Je me suis fait un bobo
11:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bobo, politique, musique, rock, littérature, Dylan, Kerouac
19 novembre 2007
Mon père, ce godfather of rock n'roll
En ce moment, j'habite chez papa. Chômage oblige. Samedi matin, 11h30. Quatre heure de sommeil, encore une soirée passée dans un lieu de perdition, encore une gueule bois, encore une journée de perdue. Je rentre chez moi. Je gare ma bagnole et à peine j'ai ouvert la porte qu'un joyeux tintinmarre enlace ma baraque. C'est bizarre, mon frangin n'est pas là ce week end. J'ai vraiment trop bu hier soir. J'ouvre la porte. Nom de dieu. Je vois mon père en train de passer l'aspirateur et de se dandiner frénétiquement, nimbé par les riffs syncopés des Wraygunn. Putain, c'est surréaliste. Presqu'il ferait du air guitare avec son aspirateur. Il faut dire que mon père c'est un peu une fée du logis et un maniaque du plumeau. Je sais bien que j'ai le teint livide, mais il ne me voit pas et continue son peitit manège ménager, comme si de rien n'était. J'ai empilé pas mal de disques à côté de la chaîne hi-fi. J'achète, j'écoute, j'entasse, j'achète, j'écoute, je laisse mon bordel à côté des vyniles de papa. Comme j'écoute vraiment beaucoup de trucs, je laisse mes galettes dans le mange disque, et mon père passe son temps à me demander ce que c'est. Moi je passe du coq à l'âne, lui il est perdu. Il ne retient jamais rien. Passe son temps à combiner des noms chelous et à assembler des puzzle hasardeux : Little Rabbit au lieu de Little Barrie, Afric Monkeys a lieu de Arctic monkeys. Une foutue basse-cours. Mais je ne peux pas lui en vouloir. Lui, il est resté québlo dans les seventies, avec les crépitements de ses vyniles et ses freaks : Jim Morrison & co. N'empêche que c'est lui qui m'a fait mon éducation musicale. J'ai farfouillé dans ses 33 tours, découvrant les connus d'abord, Led Zep, Doors, Stones, Beatles, puis les moins connus, Flamin Grooveis, Rory Gallgaher, Kinks, Jefferson Airplane, Savoy Brown, Blue Oyster Cult, etc. Ca doit faire dix piges qu'il n'a pas acheté un disque, si ce n'est pour me l'offrir. Le dernier qui l'ai eu, c'est moi que le lui ait offert. C'était Real Gone de Tom Waits. Il est bien avec ses vyniles, se repassant en boucle des morceaux qu'il connaît par coeur et qu'il chante (ou plutôt qu'il hurle) à tue tête en yaourt. Quand il balance un vieux Led Zep de derrière les fagots, il me regarde avec un oeil quasi lubrique, à la limite de la démence, et me dit "C'est génial". Ben ouais c'est génial daddy. Mais là, jamais il ne m'avait fait le coup. Ecouter mes disques en cachette, comme un gamin de dix ans qui pique dix balles dans le porte monnaie de sa grand-mère pour aller s'acheter des bonbecs. Ca m'a fait marrer. Si Paulo Furtado (gourou des Wraygunn, groupe de rock portugais dément) avait vu ça, il n'en serait pas revenu. Même ses tatouages se seraient fait la malle. Une vision à la limite de Madame Doubtfire sous amphète. Surtout quand t'écoutes les paroles : "love letters from a motherfucka". Tout à coup, je n'avais plus mal au crâne. Un peu plus et on aurait danser le twist ensemble. Hé, faut pas déconner les mecs. Déjà que mon frère me pique des disques en loucedé, alors si mon père aussi s'y met, ma discothèque va se retrouver à poil. Et moi je fais comment. Bordel. Je sais bien qu'il a grandement participé à mon éducation musicale mais là c'est moi qui refait la sienne. Enfin, il y a un truc qui m'a rassuré. J'ai repassé le disque le lendemain. Il ma redemandé ce que c'était, comme s'il ne s'en souvenait plus. Comme s'il avait oublié que le temps de passer l'aspirateur, il s'était déhanché comme un possédé. Merci Papa.
11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, blabla, musique, papa, disques, vyniles
01 août 2007
Maradona good, Pelé better, George Best
Samedi, c'est foot. Et ouais, la Ligue 1 reprend du service mesdames et messieurs. Des contrôles du tibia, des entorses de la chaussettes, Bernard Mendy, un nouveau ballon de plomb, Nancy-Caen, pas de buts, etc, etc. Canal Plus a réinstaller son grand barnum du ballon rond, un alléchant cirque couvant notre football national aussi bien que l'exception culturelle française. Pas besoin de te faire un dessin l'ami.
Moi, j'aime bien le foot, enfin un peu. Pas genre bière, foot, chips, pizza, mais plutôt genre George Best : foot, alcool & rock'n'roll. On dit du foot qu'il est le nouvel opium du peuple. C'est faux. L'opium du peuple ce n'est pas le football, c'est le spectacle médiatique qui le met en scène. Franchement, faux être con pour courir après un ballon et vouloir le pousser dans un rectangle avec des filets.
En plus, les footballeurs, autrefois hédonistes, sont devenus des fillettes en goguette. Quand on voyait Rocheteau engoncé dans son maillot vert Manu France, ou le petit cul rebondi de Platini se dandiner sur les terrains italiens, ça faisait rêvé. Il y avait une certaine élégance, un culte du beau jeu. Le foot à papa quoi. Celui des Pelé, Cruyff, Platini et autre Eusebio qui sévissaient et que je suis bien trop jeune pour avoir connu autrement que par les récits claudiquants du pater familias. Le foot c'était de la danse, des entrechats dans les surfaces de réparation, des poteaux carrés en finale de coupe d'Europe, des poses de beatniks et des ballons qui défonçaient le crâne à chaque fois que vous faisiez une tête.
Aujourd'hui l'élégance footballistique se résume à Djibril Cissé, une paire de Air Max, des tatouages groteques et deux boucles d'oreille de tarloozes en diamant à chaque oreille. Les footballeurs sont des monstres physiques. Il y a qu'à comparer la silhouette de Rooney avec celle d'un Puskas (non trop vieux pardon), mais avec celle d'un Papin, d'un Van Basten. Des tas de muscles non éduqués à la bienséance footballistique. George Best, c'était la classe. Un joueur agile, talentueux, gentleman sur un terrain et dans les bras des mannequins. Un vaux rien à la fin de sa carrière, joueur oublié par les grands de ce monde. Dommage qu'il fut Irlandais ce con. Putain, naître dans le pays qui a engendré U2 quand on a la classe de Ray Davis ça fout les chocottes. Il aurait été champion du monde en 66 s'il avait été Anglais. Ou peut-être un Beatles.
Ce bon George, dandy éthylique a dit "si le football peut-être considéré comme un art, j'étais un artiste". Pas faux, même très vrai. Il avait cette vitesse d'enchaînement, une adresse devant le but et une habileté dans le dribble qui sied uniquement aux grands de ce monde. Artiste dribbleur, l'ami George portait bien son patronyme sur un terrain. L'arrogance en plus, cette aura rock'n'rollienne qui porte des Bowie vers la gloire mais ce penchant pour la bouteille qui démantibule des myhes comme Régine. "Jai dépensé 90% de mon argent en alcool et en femmes, le reste je l'ai gaspillé". Bien vu George, mais t'as oublié les bagnoles. Enfin tant que t'avais encore ton permis.
Au bras de miss monde, George Best faisait l'affront à l'Angleterre d'être Irlandais, terre d'insoumis, de faux-frères qui avait enfanter ce prodige de la balle. Sans lui Manchester ne serait jamais devenu une équipe de Red Devil's. Rock star footballleur son pendant serait aujourd'hui Beckham. Ca fait peur. Moins sulfureux, plus lisse, moins talentueux, plus Anglais, tout simplement pas à la hauteur. Lorsque George Best est mort j'ai failli pleurer parce que je savais qu'on n'en ferait plus des comme ça. Le seul qui est à peu près tenu la comparaison c'était Paul Gacogne, Anglais balourd et potache qui en faisait plus un fût de bière sur patte qu'un footballeur étincelant mais maudit. George Best, un rockeur de plus à faire entrer au Rock'n'roll Hall of Fame?
23:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : football, Ligue 1, bière, George Best, Rock

























