30 avril 2008
Arrête de chauffer Marcel
Voilà, ce week-end, le soleil nous a refait un peu de gringue. Du coup, certains en ont profité pour se dévêtir, dévoiler des petits bouts de chair pâle et blanchâtre. Pas toujours de la manière la plus classe. Les ineffables marcels sont de retour. Petites typologies du porteur de Marcel.
Le Gringalet : Le gringalet pourrait être Irlandais. Blanc comme un cachet d'aspirine, maigrichon, et s'il n'a vraiment pas de pot, il est rouquin. Son pantacourt laisse déjà deviner des gambettes allumettes. Son corps fluet flotte dans le débardeur de son grand-père, qu'il a récupéré en exhumant des fripes dans le grenier il y a trois semaines. Il a l'air ridicule, mais il roule des mécaniques, l'impression qu'avec ses airs max, il est trop fashion le bonhomme. Il a la tête du mec sur qui tout le monde tapait dans la cour de récré et qui traînait ses guêtres tout seul le midi dans la cour du collège.
Monsieur muscle : Monsieur muscle a passé des heures et des heures à la salle de sport à soulever des poids, comme un con, sans savoir pourquoi. Il a soulevé des kilos et des kilos de fonte, comme ça, pour avoir des gros biscottos, dont la circonférence est à peu près égale à mon tour de cuisse. Sûrement pour pouvoir balancer des parpaings dans la tronche des mecs qui reluque la poufiasse qui traîne dans son cabriolet qui a fait la une de Tunning magazine. Il bombe le torse, galbe les épaules et bande ses muscles en espérant que tout le monde l'envie. Mais tout le monde se paye sa tête parce qu'il a enfilé un top appartenant à sa meuf. Et que le rose, ça ne lui va vraiment, mais vraiment pas au teint.
Le Beauf : Ventripotent, le torse velu (l'un ou l'autre, et parfois les deux à la fois), son caméscope en bandoulière sautille sur sa panse. C'est pour filmer Jason, qui fait ses premiers châteaux de sable. Et Jason, il fait des gros châteaux, avec des grosses murailles, parce que "c'est pas un PD, mon fils." D'ailleurs, Jason, il a aussi un marcel, des chaussettes avec ses sandales, et un bob Ricard, comme papa. Et comme papa, pour ses dix ans, il aura le droit un tatouage, un aigle, sur le bras gauche, comme Johnny. Rock'n roll. Mais avant " t'as intérêt à avancer espèce de trou du cul." Alors Jason, il est remonté dans la R11 avec les sièges en skaï et le volant moumoute, et il a fait la tronche toute la journée.
Le Scarla : Alors, lui, c'est un panneau publicitaire ambulant. La fashionista. D&G, Louis Vuitton, et tout et tout. La casquette de camionneur sur le haut du crâne. Il a du prendre sa caltoche pour en calculer l'angle d'inclinaison. Il est soit gringalet, soit Monsieur muscle. Son marcel est blanc, immaculé. Une chaîne en or qui brille gigote sur son torse d'ado prépubère. Et le plus agaçant, son portable sonorise la rue. Un vieux peura fétide, dans la veine du Rat Luciano et de la FF. Ben ouais, il font comme le président de la République. Quand on le secoue, ça fait bling-bling.
12:43 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : marcel, mode, fashion, blabla





















