10 mars 2009

Le temps d'une pause

Hier, deux personnes sont venues aux nouvelles. Ca m'a fait plaisir, mais j'en avais presque oublier que j'avais un blog. C'est juste que ces derniers temps je n'ai pas envie. Comme s'il était venu le temps de tourner la page. Une page de la vie de ce petit bonhomme devenu homme et qui aspire aujourd'hui à des choses plus grandes, ce bonhomme qui dans la balance du virtuel a mis un peu trop de lest. Ca me fait fait penser à ces paroles de Lolita Nie en Bloc de Noir Désir : "Simulacre ou magie futile, à moins que le vide et l'ennui ne s'empare de toi Lolita, et si cette bulle pleine de rien pouvait se crever enfin". Ces paroles sont à tirer du contexte de la chanson, mais la bulle existe bien et je suis en train de la crever. Une question de moi et mon putain de foutu égo.

Je ne sais pas ce que ce blog va devenir, je le laisse vivre encore un peu. Et puis si je le ferme? Et puis si ça me manque? Et bien, comme me l'a suggéré fort à propos une très bonne amie :"Tu pourras toujours en ouvrir un autre."

Dans tous les cas, ce n'est pas la fin de quelque chose, c'est le début d'une autre. Encore plus belle.

30 juin 2008

Un an déjà

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Un an. Ca fait un an jour pour jour que j'ai posté ma première note, que je suis devenu un bloggeur. Je m'en souviens encore. Je l'ai postée en me demandant bien qui pourrait me lire. Les copains évidemment, encore que... Souvent encore, il m'arrive d'entamer une note sans trop savoir de quoi je vais parler. Ca vient comme ça, au fil des lignes. Après, il y a l'attente des commentaires. Une attente un peu fébrile d'un mail nous disant qu'on a reçu un commentaire sur notre blog. Plus on en a, plus on en veut. C'est normal, ça donne envie de retourner au charbon, d'écrire encore et toujours. Alors merci à tous de me lire, ça me fait du bien à l'égo. Et surtout continuez, comme ça moi aussi je continuerai.
Allez, je vais souffler ma bougie.

06 juin 2008

La position aérodynamique du sommeil

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L'interrupteur bascule sur off, la lumière s'éteint. Je me mets en recherche de la position aérodynamique du sommeil, la plus doucereuse et confortable pour tomber dans les bras de cette salope de Morphée. Sur le ventre le plus souvent, sur le dos parfois, quand j'ai trop bouffé ou trop bu. A force de tourner virer, de m'emberlificoter dans mes draps à force de mouvements douteux, je finis par la trouver la position adéquate. Et c'est toujours la même : sur le ventre, le genou droit légèrement remonté vers le bas ventre, l'oreiller coincé sous l'épaule gauche et la tête tournée dans la direction opposée. Mais c'est fait exprès.

J'adore ce moment entre le coucher et l'endormissement. Ce moment durant lequel j'échafaude toutes sortes de théories philosophiques, je me masturbe le bulbe rachidien à la recherche de sujet pour mes prochaines notes. Je pars crapahuter dans les méandres de ma vieille caboche, je me renseigne sur le sens de la vie, me demande de quelle manière je vais caser ce nouveau mot que j'ai appris aujourd'hui : palinodie. Les minutes défilent, les heures passent. Des fois, un fond sonore se tapit dans la noirceur de ma chambre, à un volume très bas. Une musique très douce. Juste de quoi me bercer. A 2h, il est vraiment temps que j'arrête mes conneries.

La machine s'emballe, les mots s'assemblent à une vitesse qui me dépasse. Je jubile à l'idée des trouvailles truculentes. Je devrais les partager, mais j'ai trop peur qu'on me les chipe. Et même si je sais bien qu'il n'y a rien de nouveau dans tout ça, je persiste à croire que j'en ai la paternité, histoire de me dire que j'ai un peu de génie en moi. Souvent, je m'extirpe de ma couche pour aller griffonner tout ça sur un papier. Le lendemain, j'ai du mal à me relire, tout ça est tombé tellement abruptement sur ce morceau de papier chiffonné que ça ne veut plus rien dire. C'en est presque indéchiffrable.

Des fois, je ne contrôle plus rien. Je suis pris dans l'engrenage, je suis vraiment fatigué, il faut que je dorme. Je pense à un grand trou noir. Mais rien n'y fait, j'ai chaud, ma nuque est trempée. Je me lève, ventile mes membres, étanche ma soif, je vais pisser un coup. Je fais le vide, et dès que j'éteins ma lampe, c'est reparti pour un tour.

Et puis, je ne sais pas comment ni pourquoi, je m'endors. Le lendemain matin, je me lève, rassemble des bribes de trucs, remet ma petite popote intello dans l'ordre. J'allume mon ordi, consulte mes mails en buvant mon café. Et j'écris tout ça ici...