30 juin 2008

Un an déjà

bloganniversaire-un-an-gonzague.jpg


Un an. Ca fait un an jour pour jour que j'ai posté ma première note, que je suis devenu un bloggeur. Je m'en souviens encore. Je l'ai postée en me demandant bien qui pourrait me lire. Les copains évidemment, encore que... Souvent encore, il m'arrive d'entamer une note sans trop savoir de quoi je vais parler. Ca vient comme ça, au fil des lignes. Après, il y a l'attente des commentaires. Une attente un peu fébrile d'un mail nous disant qu'on a reçu un commentaire sur notre blog. Plus on en a, plus on en veut. C'est normal, ça donne envie de retourner au charbon, d'écrire encore et toujours. Alors merci à tous de me lire, ça me fait du bien à l'égo. Et surtout continuez, comme ça moi aussi je continuerai.
Allez, je vais souffler ma bougie.

26 juin 2008

Les amuses gueules m'ennuient

16759.jpg

Les amuses-gueules n'ont rien de drôles. Au restaurant, à chaque fois c'est pareil, on nous sert des trucs gratos aux noms farfelus : émulsions de croûtes de porc, jus d'asperges aux lentilles, etc, etc. Je laisse volontiers ma part au chien. La dernière fois, une émulsion d'asperges, la vulgaire impression de croquer dans du vide, un arrière goût qui m'a harcelé les papilles pendant tout le repas, au point de ne pas en apprécier la suite.

Etendard gastronomique chichement brandi, on nous sert des amuses-bouches faméliques, pompeux et suranés, pour nous faire patienter. Et quand je dis que je n'en prendrai pas, on me l'amène quand même. Et sur un plateau. Une cuillérée pour papa, une cuillérée pour maman... Le cérémonial est bien rôdé. On commande, et sans qu'on nous prévienne, il sort de derrière les fagots. Libation bilieuse qui se sirote ou s'attrappe à la cuillère, fuyante, inexpressive.

Mise en bouche subliminalement idiote, elle s'amuse, laisse augurer d'une suite pompeuse. Une suite qui est souvent délicieuse, mais s'abîme dans son prélude. C'est con, mais quand on me sert un truc comme ça, je repense à la cuisine de ma grand-mère, qui, le nez collé dans sa marmite, concocte des plats en sauce sans chichis, des crêpes délicieusement beurrées. Rien d'amer, tout se goulèye dans une éffusion jouissive des goûts. C'est pas que c'était mieux avant, c'est que c'est juste simple, chaleureux, plein d'amour.

J'aime manger, j'adore ça même. Croquer c'est vivre, sentir un bout de chair se déliter sous une canine impérieuse, les chicots qui bataillent avec un bon bout de bidoche c'est s'amouracher des petits plaisirs. Comme un poisson fondant s'attarde sur ma langue, c'est jouissif. Et alors que j'ai envie de tous ces plaisirs, on m'amène une verrine bégueule qui me nargue, là, paumée dans son océan de porcelaine, comme pour me faire poireauter un peu plus. Alors j'attends, avec pas une cacahuètes à me mettre sous la dent.

20 juin 2008

Moi, belle maman et les gros mots

tiguida_mot.jpg


"Depuis que je suis avec toi, ma mère trouve que je dis vachement plus de gros mots." Putain de merde, c'est quoi ce bordel ! Elle a dit ça Josiane? C'est vrai que je parle pas toujours un langage des plus châtiés. Un putain ou un merde s'échappent facilement de ma bouche, des mots chelous aussi, des trucs en verlan. Putain doit être un de mes mots préférés, encore plus que concupiscence ou abracadabrantesque. Ce qui fait que je ne suis pas toujours compréhensible pour les plus de 30 ans.

Serais-je vulgaire? Pourtant, devant belle maman je suis sage comme une image, je finis toujours les plats qu'elle me sert, je suis bien fagoté et je mets pas mes coudes sur la table. Je lui sert des "volontiers", "merci", "c'est succulent Josiane" en veux-tu en voilà. Avec beau papa, c'est plus simple, on parle barbecue, bricolage, je grignote sur le vocabulaire, ses oreilles sont moins sensibles.

Je suis poli, bien élevé, mais j'aime dire des gros mots. Petit, on m'a dit de dire bonjour madame, merci madame, au revoir madame. Or, à force d'entendre mon père vociférer des "aaaahhhh, vérole, putain de bordel de merde", ça n'aide pas à se faire une place dorée dans le monde de la courtoisie. Si plus aucun ne devait en sortir de ma bouche, je crois que je sombrerai dans un profond désarroi. C'est tellement jouissif de lâcher une vieille insulte contre une porte qui nous a explosé le pied ou un ordi qui vient d'effacer tout seul les quatre pages de textes qu'on venait d'écrire. Je me libère de mes frustrations, ne garde rien sur le coeur, je crie. Et ça fait du bien. Comme balancer à un pote : "Mais t'es con ou quoi?"

Alors, forcément, ça déteint sur mon entourage. Sans nuance, mes mots gangrène l'esprit pur de ma mie, qui s'évertue à lutter contre le blasphème qui l'alanguit entre ses lèvres, mais rompt sous le poids du soulagement qu'il lui procure. "Nom de Dieu". Voilà, c'est sorti, elle se sent mieux. Mais, elle se lâche aussi devant sa mère, ce qui fait rougir ses lobes d'oreille. Pour se justifier, elle dit que c'est de ma faute, que je lui apprend toutes sortes d'immondices. Ce qui met à sac tous mes efforts de séduction auprès de belle-maman.

Je trouve une certaine esthétique dans le gros mot. Au-delà du soulagement que ça procure de le dire, dans un texte, il arrive souvent à refléter un état d'esprit, il retranscrit une ambiance, renvoie une image de celui qui l'écrit. C'est surprenant d'en trouver parfois dans des roman polissés. Il se glisse insidieusement dans certains textes. J'aime la façon dont il arrive à trancher, à mettre un texte en relief pour lui donner du corps, comme les tanins soulignent le caractère d'un bon vin. Ou la façon dont il arrive à extorquer un rire étouffé à un cul serré. Le gros mot peut alors devenir le plus subtil des mots. Un démon des mots en quelque sorte.

Mais là, je me retiens. Je fais gaffe à ce que je dis, pour ne froisser personne. C'est frustrant. Parce que moi sans mes gros mots, ce n'est plus vraiment moi.


17 juin 2008

M6 met la charrue avant Leboeuf

leboeuf-best.jpg


Franck Leboeuf porte bien son nom. Déjà en tant que joueur, on avait l'impression qu'il jouait avec des sabots. Footballeur surévalué, comme beaucoup d'autres. Pataud jusqu'au bout des crampons. Crâne d'obus, diction empruntée, il nous parle en ruminant, la vague impression qu'il mastique un chewing-gum rance depuis trois plombes. M6 nous l'impose comme une caution quasi scientifique, voire religieuse, nécessaire à nos pauvres âmes pour décrypter l'Euro, le jeu de l'équipe de France et tout le toutim. Il est censé nous faire une analyse intelligente et intelligible de ce qu'on voit à l'écran. Ce dont on pourrait largement se passer étant donné qu'on a l'image devant les yeux et qu'il ne sait largement pas faire d'analyse intelligente et intelligible.

A côté, il y a le vieux Thierry Roland qui ne relève pas la barre. A se demander qui fait le boeuf et qui fait la charrue. Un pas nerveux, des sabots qui s'enfoncent dans un sol gadouilleux, un soc qui survole le rire bilieux de Thierry Roland. Le vieux se fend d'un petit commentaire grivois ou tendancieux comme il sait si bien le faire. Leboeuf nous dit que le Hollandais Van Nistelrooy joue à Manchester alors que le mec tape la balle à Madrid depuis trois ans et personne ne dit rien, sauf cinq minutes après, un mec réagit dans l'oreillette du commentateur chauve, qui ne s'est jamais rendu compte qu'il avait dit une connerie plus grosse qui lui.

Leboeuf, champion du monde, champion d'Europe, génération champion, la France qui gagne, se voit proposer un poste chez M6. Avec Dugarry. Dugarry s'en sort pas mal, se fait la malle et se tire chez Canal, tandis que Leboeuf joue à la bête de foire chez M6, qui à la base est une chaîne 100% sans foot, et qui s'en vantait. Donc, les mecs sont là, jouent aux journalistes, nous labourent le mou de leurs commentaires ineptes, alors qu'à la base ils sont justes là pour dire : "Ribéry, qui transmet à Malouda, blablabla..." Et pas pour enfoncer des portes ouvertes et traité l'arbitre de bon à rien.

Le pire, c'est que Leboeuf bosse aussi pour des canards anglais, eu égard à une avant-fin de carrière anglaise. Il joue les cadors, fanfaronne et nous gratifie de blagues mirobolantes, avec son copain Thierry. Ca m'écoeure tellement que je regarde le foot sans le son. Du coup, qund on me demande quel est mon commentateur de foot préféré, je répond Paul Mc Cartney...

13 juin 2008

Un bon bac de conneries


Le bac
envoyé par ninisse44


En faisant les comptes, ça fait 7 ans que j'ai eu mon bac. Huit ans que j'ai passé le bac de français. Tiens, parlons en de ce bac de "çaisfran" comme dit mon cousin qui le passe cette année. Lui, il a l'impression que c'est une épreuve de langue étrangère tellement il cause mal. Avec son petit accent du sud on ne comprend rien à ce qu'il dit et niveau orthographe, n'en parlons pas. Zéro pointé.

Ca m'était un peu étranger aussi quand je l'ai passé. L'oral surtout. J'en avais strictement rien a péter de ce truc. On avait dû lire des bouquins bien épais dont on ne pouvait même pas regarder les films parce qu'ils n'existaient pas. Et ma prof ne donnait pas envie de s'y mettre. Elle frôlait le quintal, affolait les aiguilles de sa balance et dégageait une odeur de milk-shake périmé quand elle faisait des grands moulinets avec ses bras. J'ai compris ce qu'était un axe de lecture un mois avant l'oral. J'étais pas trop concerné faut dire. L'histoire-géo et le sport constituaient le socle de connaissance qui allait me permettre de décrocher mon diplôme. Alors lire Zola, pour quoi faire?

J'ai pas trop révisé. Il y avait Roland Garros, puis l'Euro. Dans ces conditions, difficiles de se concentrer sur les fiches que m'avait refilées un pote. Et le grand jour est arrivé. La gueule de l'examinateur. Il faisait 25 degrés mais il avait revêtu un vieux pull en laine à motifs dans les ton gris et vert. Sa braguette était ouverte. Il dissimulait ses yeux derrière des verres fumés portés par une monture dorée qui s'était affadit avec le temps. On lui aurait foutu une Gitane maïs dans le bec, il serait allé tenir le comptoir du bar de l'hôtel de ville avec Momo, Dédé et Riton. Il ressemblait à Farès, le méchant dans Rabbi Jacob. Sans me dire bonjour, il m'a arraché la liste des mains. Il a pointé une ligne du doigt et à dit "ça". Ca c'était un monologue du Mariage de Figaro de Beaumarchais.

Je savais pas trop alors j'ai improvisé. J'essayais de visualiser les trucs qu'il y avait écrit sur la fiche de lecture. Des histoires de duels au clair de lune, d'oxymore et d'hyperbole. Tout un blabla d'analyse bidon. Un texte ça nous parle ou pas, ça nous prend au bide ou pas. Je fonctionne comme ça. Mais à l'époque, ça me parlais pas. Je lisais très peu, j'étais un élève moyen, celui qui ne fait pas de vague et dont les profs ont du mal à se souvenir du prénom. Je suivais les autres dans leur connerie, et je la bouclais quand il le fallait.

J'ai déblatéré mon flot d'idée en vrac. Il n'y avait aucun fil conducteur, c'était nul. L'examinateur me tournait le dos et regardait par la fenêtre pendant que je débitais mon laïus. C'était la fin de journée, il avait déjà vu une quinzaine de lycéens boutonneux s'asseoir sur cette chaise en bois devant son bureau. Ils se posaient, vidaient leur sac et repartaient un peu plus léger qu'ils étaient arrivés. Je voyais bien que ça le gonflais d'être là et que sa bouche pâteuse, d'où s'échappaient des mots secs et claquants, était complètement déshydratée.

Après trois questions, il a sorti un vieux mouchoir à carreaux de sa poche pour s'éponger le front. "Vous n'avez rien à rajouter?" J'avais raclé tous les fonds de tiroirs, donc j'ai dit "non", bien sûr. "C'est bon" m'a-t-il alors lâché. C'était mon billet pour les vacances. Au final, il m'a mis 11. Je ne sais pas où il a trouvé tous ces points, mais je l'en ai remercié. Surtout un an plus tard quand j'ai eu mon bac avec une piteuse moyenne de 10,03.

06 juin 2008

La position aérodynamique du sommeil

tempestant_345_15_et_puis_dormir.jpg


L'interrupteur bascule sur off, la lumière s'éteint. Je me mets en recherche de la position aérodynamique du sommeil, la plus doucereuse et confortable pour tomber dans les bras de cette salope de Morphée. Sur le ventre le plus souvent, sur le dos parfois, quand j'ai trop bouffé ou trop bu. A force de tourner virer, de m'emberlificoter dans mes draps à force de mouvements douteux, je finis par la trouver la position adéquate. Et c'est toujours la même : sur le ventre, le genou droit légèrement remonté vers le bas ventre, l'oreiller coincé sous l'épaule gauche et la tête tournée dans la direction opposée. Mais c'est fait exprès.

J'adore ce moment entre le coucher et l'endormissement. Ce moment durant lequel j'échafaude toutes sortes de théories philosophiques, je me masturbe le bulbe rachidien à la recherche de sujet pour mes prochaines notes. Je pars crapahuter dans les méandres de ma vieille caboche, je me renseigne sur le sens de la vie, me demande de quelle manière je vais caser ce nouveau mot que j'ai appris aujourd'hui : palinodie. Les minutes défilent, les heures passent. Des fois, un fond sonore se tapit dans la noirceur de ma chambre, à un volume très bas. Une musique très douce. Juste de quoi me bercer. A 2h, il est vraiment temps que j'arrête mes conneries.

La machine s'emballe, les mots s'assemblent à une vitesse qui me dépasse. Je jubile à l'idée des trouvailles truculentes. Je devrais les partager, mais j'ai trop peur qu'on me les chipe. Et même si je sais bien qu'il n'y a rien de nouveau dans tout ça, je persiste à croire que j'en ai la paternité, histoire de me dire que j'ai un peu de génie en moi. Souvent, je m'extirpe de ma couche pour aller griffonner tout ça sur un papier. Le lendemain, j'ai du mal à me relire, tout ça est tombé tellement abruptement sur ce morceau de papier chiffonné que ça ne veut plus rien dire. C'en est presque indéchiffrable.

Des fois, je ne contrôle plus rien. Je suis pris dans l'engrenage, je suis vraiment fatigué, il faut que je dorme. Je pense à un grand trou noir. Mais rien n'y fait, j'ai chaud, ma nuque est trempée. Je me lève, ventile mes membres, étanche ma soif, je vais pisser un coup. Je fais le vide, et dès que j'éteins ma lampe, c'est reparti pour un tour.

Et puis, je ne sais pas comment ni pourquoi, je m'endors. Le lendemain matin, je me lève, rassemble des bribes de trucs, remet ma petite popote intello dans l'ordre. J'allume mon ordi, consulte mes mails en buvant mon café. Et j'écris tout ça ici...

04 juin 2008

Nos heures heureuses

73292017.jpg


Une bonne cuite, ça n'a jamais fait de mal à personne. Ca décrasse la tuyauterie. Oui, mais voilà, le gouvernement a décrété la fin des happy hours pour lutter contre l'alcoolisme chez les jeunes. Soit. Cela dit, j'en est ras le cul qu'on nous déresponsabilise, qu'on nous infantilise. Ca me rappelle les paroles de la chanson de Jacques Dutronc :

Fais pas ci, fais pas ça
Viens ici, mets toi là
Attention prends pas froid
Ou sinon gare à toi

Mange ta soupe, allez,brosse toi les dents
Touche pas ça, fais dodo
Dis papa, dis maman

Fais pas ci fais pas ça
A dada prout prout cadet
A cheval sur mon bidet

Toujours quelqu'un dans le dos qui nous dit ce qui est bon ou pas pour notre gouverne. L'Etat dans toute sa bienveillance paternaliste use et abuse de ses prérogatives pour nous ôter le tant soit peu de jugeotte qu'il nous reste. La clope, la picole, et après... Il n'était peut-être pas totalement à côté de la plaque André Santini quand il disait qu'on n'aurait bientôt plus le droit de baiser.

Il paraît que c'est pour nous aider, c'est une question nationale de santé publique. Deux heures par jour des réducs sur une binouze, le problème est bien ailleurs. C'est pour notre bien nous serine-t-on. Et derrière, se pose-t-on la question de ce qui pousse les jeunes à arriver bourrer en cours : peur de l'avenir, ennui, défi, inadéquation avec la société, épicurisme... Vaste question.

Mais par delà ces forfanteries gouvernementales, qui s'en fait vraiment pour ces vrais malades de l'alcool, car il s'agit bien d'une maladie qui trouve ses racines dans un vrai mal être social. Combien de fois j'ai retrouvé ma mère ivre sur un comptoir de bistrot, ou à la maison. Et personne pour dire au barman d'arrêter de la servir, de lui dire de ne pas prendre sa bagnole pour rentrer à la maison. Le problème n'est-il pas là. Les barmans qui entretiennent l'alcoolisme de leurs meilleurs clients, soutirent liquidement argent et pensions, entretiennent l'illusion d'une complicité amicale, ne disent jamais non à un dernier petit godet. La souffrance de la famille, du mari, des enfants, qu'en fait-on? Qui se soucie de savoir combien de fois j'ai mis le couvert pour quatre et qu'on a encore fini à trois autour de la table? Personne.

Pourtant, on a essayer de s'en sortir, seuls, par nos propres moyens à chaque fois. A bourlinguer à droite à gauche, à frapper à toutes les portes. Jusqu'à épuisement.

Voilà où on en est. Coup d'éclat pour coup de com, allez tous vous faire foutre avec votre mesure à la con. Sur ces considérations de comptoir, à la votre!

02 juin 2008

A quoi tu penses?

92987356.jpg

- A quoi tu penses?
- A rien.
- T'es sûr?
- Ben ouais.

J'ai le regard perdu dans le vide, lorgnant vaguement vers un truc qui me tracasse. Si je t'en parlais, tu ne comprendrais pas. Et puis, ça ne te regarde pas après tout, c'est ma vie, pas la tienne. J'ai horreur de cette question. Mais j'ai comme l'impression qu'elle revient trop souvent dans la bouche de trop de personnes.

Penser à rien, ce n'est pas évident au fond. Le vide total, rien, le néant. Ca arrive rarement, à en devenir presque un moment de profonde méditation. Au bout de quelques minutes de rien du tout, d'un nez piquant vers une tasse de café au réveil, le vide prend plus de place qu'autre chose. Mais j'en suis toujours sorti par cette sempiternelle question. : "A quoi tu penses?"

Ce que ça peut être agaçant.

Toutes les notes