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30 janvier 2008

Qui c'est qui pisse le plus loin?

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J'ai pris l'habitude de regarder le JT de la 6 le midi. D'une part pour sa concision à peu près exhaustive, d'autre part pour quelques prises de position intéressantes, notamment sur Nico, ce qui m'avait paru plutôt courageux. Hier, comme d'hab, je regarde, il passe sur la Société Générale, sans parler des soupçons de délits d'initiés. Bizarre, non? Honteux, peu déontologique et pas objectif, assurément.

Puis viens la deuxième vague d'info. Qu'est-ce que j'apprends, les petits écoliers n'osent plus poser leur petit cul rose bonbon sur la cuvette des toilettes à l'école. Résultat : constipation à gogo, cystite et infections urinaires à s'en pisser dessus. En gros, on nous annonce que les urologues et les proctologues vont avoir du taf pour les 20 prochaines années. De quoi susciter quelques vocations scatologiques.

Alors, j'apprends donc que les chiottes des écoles sont en mauvais état, ce dont je ne doute pas. Des plans exhaustifs de toilettes old school défilent en pagaille sous mes yeux, me rappelant que j'enfermais mes petits camarades d'école dans les cabinets des filles à la récré. Sous des lumières palotes on nous montre des toilettes vieillottes mais pas si pourries que ça, et surtout ce n'est pas sale.

S'en suit un petit trombinoscope d'enfants dans les 7 ans, tirés à quatre épingles, qui nous expliquent pourquoi ils se retiennent toute la journée pour se vider à la maison après 8 heures de sado-masochisme.

1. la chasse n'a pas été tirée. Et alors, mon petit biquet, tu n'es pas capable de le faire. C'est si dur que ça de lever le bras pour appuyer sur un bouton. Sûrement que oui. Et puis maman n'est pas là pour tenir ta petite zigounette fripée dans ses gros doigts boudinés. On est en plein oedipe là.
2. Il y a des mouchoirs collés au plafond. Trop dur. En même temps ma cocotte, tu ne t'assois pas sur le plafond.
3. J'ai peur. Ben là, demande à maman ce qu'elle t'a infligé étant petit.

Aucun n'a dit que c'était sale ou que ça sentait mauvais. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème, c'est juste que les journalistes sont allés dans une école de petits bourgeois au lieu d'aller à Gennevilliers, mettre le nez dans la merde. Car au fond, ils s'agit d'un problème de riche. Ecoute mon enfant, demande à ta maman de glisser un paquet de lingettes dans ton sac en même temps que tes chocos BN. Et tu pourras te rendre compte de la réalité du quotidien de la vieille Portugaise qui récure les chiottes chez toi, mon poussin. Peut-être alors pourras-tu poser tes petites fesses encore enduites de talc sur les toilettes. Ou demandes à ton papa de dire à Monsieur propre de t'amener à l'école.

Alors voilà, le confort. La société de la peur, des anti-bactériens, du tout beau me pose problème. Mais mon enfant, comment tu vas faire quand tu vas devoir mettre ton zizi dans celui d'une fille? Parce que le sexe c'est sale. L'inhibition forcenée ne fait que renforcer un sentiment d'insécurité. Une insécurité mentale surtout. Serait-il possible de voir aujourd'hui deux garnements jouant à qui pisse le plus loin? A mon grand dam, je ne crois pas.

28 janvier 2008

Ma première fois chez Ikéa

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Aux grandes supersurfaces commerciales, j'ai souvent tendance à préférer les petites échoppes perdues dans des rues à prostiputes. J'adore croiser une vieille catin qui m'aguiche avec "un salut beau brun". Je me vois alors en héros d'un vieux film de gangsters en noir et blanc. Bref, ce week-end, j'ai fait une entorse au règlement. Direction Nantes Atlantis, Ikéa. Premier truc une fois sur les lieux, il faut se souvenir de sa place de parking. 23 jaune, 23 jaune, 23 jaune... 32 jaune, 22 bleu, 21 rouge... et merde j'ai oublié.

Bienvenu au royaume du meuble en kit pas cher et que personne n'arrive à monter tout seul. Enfin, le samedi après-midi, c'est surtout le royaume du sale mioche qui pleure. J'avais pas fait 2 mètres qu'un gamin était allongé en travers de mon passage en train de brailler "MMAAAMMMAANNN.....", il se roulait par terre, pris de convulsions en train de se contorsionner comme un verre de terre en proie à une crise d'hémorroïdes. Un mètre plus loin, sons petit frère fait des vocalises dans sa poussette. A croire qu'il faisait un concours pour savoir qui ferait plus de décibel que Céline Dion sous extasie. Je lui aurais presque foutu un coup de latte à ce morveux pour qu'il se taise. Et les parents s'étaient barrés à 20 mètres de là pour acheter un horrible meuble et fuir leur calvaire.

Plus loin, un papa traîne de force son mioche par le pied. Il veut pas bouger. "Je veux une peluche... PAPA, JE VEUX UNE PELUCHE". Sa tête cogne le sol, et le père impassible le tire comme un cabas monté sur roulette avec des jantes de 20 pouces. Impassible, imperturbable, il rejoint sa meuf, obsédée par une hideuse lampe en forme de bouteille de gros rouge qui tâche.

Je n'avais qu'une envie, me tirer de là. Surtout que, le pire, c'est que je n'avais rien à acheter. On m'a dit : "Viens on va se promener à Ikéa". Il faisait un soleil à se damner, à bouiner à la plage, et moi je me terre dans ce magasin suédois. D'accord, les meubles ne sont pas chers. Les tableaux non plus. Mais bon, si c'est pour avoir Arielle Dombasle déguisée en Fantomas, le tout peint par un mec sous acide, dans son salon, je préfère mes vieux posters des Beatles.

Seul remède à la morosité : faire des conneries. Donc j'ai sauté sur les lits, volé des couteaux et des fourchettes, touché tout ce qui ne fallait pas toucher, comme au musée, et je me suis fait engueuler trois fois par des vendeurs abrutis par la foule parce que je faisais peur aux enfants. "Bande de gros nazes", je me suis dit dans mon for intérieur.

Un gamin a tiré le bout de mon manteau : "Msieur...Msieur, je trouve plus mon papa et ma maman...". Et merde, manquait plus que ça. Je me suis dit que je pourrais l'enlever pour faire du trafic d'organes. Mais je me suis ravisé, me disant que ses parents l'avaient peut-être abandonné parce qu'il n'arrêtait pas de chouiner, ou qu'il me donnerait un peu d'argent si je le leur ramenais vivant. Je le prends par la main, comme dans la chanson d'Yves Duteil. Puis dans mes bras parce qu'il est épuisé, ça fait deux heures qu'il est là. Il est crevé de faim, mort de soif. Je lui donne à boire, on retrouve les parents nullement affolés en train de choisir un rideau de douche à une centaine de mètres de là. "Ah ben t'es là toi", balance la mère, pourtant bien mise, à son gamin apeuré. Pas un merci, rien. L'ingratitude totale. Et le gamin niché dans mes bras qui ne veut plus me quitter, c'est le monde à l'envers. C'est pas que je veux pas, mais si je ne veux pas ..... C'est clair.

Moralité : les Français font des gosses, ne savent pas s'en occuper, sont absorbés par la société de consommation, s'enferment dans des grandes surfaces avec leurs gamins alors qu'ils seraient tous mieux dehors. Vas-y Nico, tu tiens le bon bout....

24 janvier 2008

Je suis un guitar hero 2.0

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C'est pas encore mon anniversaire, mais j'ai déjà eu un cadeau, une wii. Du coup, j'ai foncé chez le premier marchand de jeu vidéo que j'ai trouvé pour acheter Guitar Hero. Je l'ai déballé avec la fougue d'un sale gosse qui déchire nécessairement l'emballage d'un jouet en mille morceaux. J'ai sorti cette petite guitare en plastoc de son emballage, je l'ai ornée d'un autocollant tête de mort pour la rock'n'roll attitude, puis allumé la console.

La guitare en bandoulière, j'ai entamé les première notes de Slow Ride de Foghatt, à tâtons, maladroitement, comme quand on commence à jouer de la guitare pour de vrai. Et pour de vrai, après s'être échiné pendant deux heures sur son manche, on commence à sentir la corne se former au bout des doigts. Mais c'est mieux que la vraie guitare, parce qu'on sort des solos déments au bout d'une heure et qu'on peut sauter partout sans faire trop de fausses notes. D'abord on tape timidement du pied pour battre la mesure, on a peur de perdre le fil. Ensuite, on commence à se déhancher, à faire des trucs chelous avec le manche, faire des petits sauts de cabri, le duck walk de l'oncle Chuch Berry. Et puis on finit par se rouler par terre à jouer du Guns N' Roses avec une Les Paul qui ressemble à la fausse gratte que j'ai offerte à mon filleul pour Noël.

Je suis un guitariste nul à chier. Ca me fait chier de passer des heures pour réussir à aligner trois notes afin d'aller draguer trois grognasses autour d'un feu de camp sur la plage une fois l'été venu. Mais là, c'est différent. C'est électrique, c'est puissant. C'est rock'n'roll. J'ai commencé une tournée, à gagner un peu de fric, me suis acheté une gratte en forme de requin, j'ai foutu la pâtée à Tom Morello, guitariste de Rage Against The Machine, et Slash, celui des Guns.

J'ai juste tiquer quand j'ai dû jouer Muse et The Killers. Franchement, The Killers, pour reprendre les mots de Bertrand Burgalat dans le punk press club, "c'est le Ford Mondéo du rock". Autrement dit, un truc qui se veut rutilant, mais qui rouille, et daube vite fait le mauvais gas oil. Quant à Muse, un groupe qui s'enfonce dans la grandiloquence superfétatoire de l'opéra rock, c'est tout simplement à chier. Manquerait plus que je me tape un morceau de Tokyo Hotel ou Indochine. Non mais où va-t-on?

Pour l'instant, je joue en mode facile, mais déjà je m'éclate. Mon groupe, les Not Easy Fucky Girl (qui existe pour de vrai), cartonne en tournée, je remplis des stades, me tape des groupies en backstage et ingurgite des litres de bières éventées. Jai gagné assez de pognon pour acheter plein de guitares dans le magasin : pour les amateurs, Gibson SG, Gibson Junior, Les Paul, Flying V, Stratocaster... On peut aussi se payer des vrais guitaristes, des chansons, des tenues...

Ce jeu, c'est un retour dans le bon vieux hard rock à papa des années 70-80. Mais, il y a de tout, en fait. Quand on passe la gratte, on a envie de se tatouer les bras quitte à ce que ce soit avec des décalcomanies malabar, on a envie d'enfiler un perfecto, de mettre quelques coups de cutter à son 501 et de prendre un douche à la bière (j'ai déjà fait, ça picote, c'est marrant) ou de faire la route 66 sur la selle d'une Harley. Bienvenu dans la rock'n'roll attitude 2.0.

21 janvier 2008

La décadanse au fond de la mine

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Pour Noël, j'ai eu des places pour aller voir un spectacle de danse contemporaine. Une première pour moi qui suis plus habitué aux stades de foot qu'aux théâtres. Marie-Claude Pietragalla présente Conditions Humaines donc. J'avais lu un petit résumé qui présentait en gros le spectacle comme une descente dans la mine au début du siècle. J'ai pressé le pas jusqu'au théâtre de Lorient, ai affronté quelque débiles supporters du PSG (c'était la sortie du match Lorient - PSG) de mon regard perçant et me suis engouffré dans le théâtre en charmante compagnie. J'ai gravi les marches conduisant au balcon quatre à quatre, fait déchiré mon ticket, cherché ma place dans la salle encore vide et me suis assis. J'ai regardé la scène en contrebas, et j'étais si haut que j'ai failli choper le vertige. Puis le rideau s'est ouvert.

J'avais un peu peur de me voir infliger le côté gnan-gnan d'un ballet ou trop arty de la danse contemporaine quand le premier tableau s'est esquissé sous mes yeux. Des corps ondoyant sous un drap géant faisant office de robe. Puis ça s'est emballé. Au son durail de la mine, des corons et du charbon. Les corps se sont mis en tension, sous les soubresauts de leur élasticité brutale comme de leur souplesse inachevée.

Les muscles enduits de charbon des danseurs reluisaient sous les lampions, les froufrous des robes des danseuses valsant de-ci de-la ont peu à peu dessiné le commun de la mine. De la danse classique entrelardée de breakdance, le tout phagocyté dans une création contemporaine échevelée.

J'ai vu des scènes cocasses, j'ai vu les déchirures de la mort, j'ai vu la mécanique de la raideur humaine dans sa plus simple expression. Quoi de plus sincère? J'ai adoré la collision de la danse classique et de la danse urbaine, j'ai adoré les expressions des corps aux rythmes des wagons de charbon, j'ai adoré les ronds de jambes de Marie-Claude Pietragalla, j'ai adoré l'allégorie de la mine et des houillères.

Et puis trop vite, rideau. D'applaudissements en standing ovation, je repensais à la complexité de représenter la simplicité, aux corps humains, à l'esprit et à la nature humaine, au sens de la vie, à l'art. C'est un peu con, mais j'ai pensé à Billy Eliott et à ce que suscite l'imaginaire d'une danse de salon efféminée, en tutu, véhiculée par la société. Alors qu'il s'agit ici de bien plus que ça. L'esthétisme du corps, son expression, son ardeur et sa douleur exprimées dans un chorégraphie ultra-physique. Un jour, j'ai lu sur un t-shirt : "le foot, ce n'est pas une question de vie ou de mort, c'est bien plus que ça." Le mec qui a pondu ça ne devait pas se rendre compte que le foot n'est qu'un jeu, mais que l'art c'est en effet bien plus qu'une question de vie ou de mort. C'est la survie de la condition humaine.

16 janvier 2008

Abécédaire de Steevy Boulay

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En feuilletant Voici, je suis tombé sur une double page consacrée à Steevy Boulay. Il y déclarait : "Je prépare un roman qui sera un triller psychologique". Gloups, j'ai failli m'étrangler avec le gâteau breton de mamie. Il a déjà du mal à trouver son cerveau, alors placé l'Iran sur la carte de France, faut pas déconner. Je ne pensais pas qu'il connaissait un seul de ces mots et là, bing, il utilise les deux à suivre. Le choc. Petit détour par le vocabulaire de Steevy.

A comme Abruti. Son principal trait de caractère, même si auprès de Laurent Ruquier il a "beaucoup appris"... "Arrête, maintenant je lis des livres, alors..." Alors quoi? Mon cousin de 6 ans aussi il lit des livres.

B comme Bourriquet. Qu'il est mignon son petit âne en peluche. Mmmmhhh. En plus, il a une qualité, lui, il ne parle pas.

C comme Clémenceau. Question à Jean Dujardin : "Jean Dujardin, dans les Brigades du tigre vous jouer le rôle du Clémenceau. C'est pas trop dur de se mettre dans la peau d'un porte-avion?"

D comme Danger. "J'adore me mettre en danger, l'autre jour, j'ai fait Space Moutain avec Patrick Fiori"

E comme Erreur. Hélàs oui, l'erreur est humaine. N'est-ce pas Laurent Ruquier?

F comme Féministe. La condition des femmes c'est truc, comme Isabelle Alonso. "Le jour où les juives arrêteront de porter le voile, ce sera un grand pas pour la condition féminine."

G comme Guignol. "Ouais les guignols d'abord ils sont bêtes et méchants, mmppfff. Pasque...moi, eh ben... eh ben..." Oui mais tellement réalistes.

H comme Histoire. "Ma discipline favorite à l'école. Un jour on est allé à Caen avec l'école, mais j'ai pas compris pourquoi on avait visité des plages."

I comme Icare. Si seulement Steevy pouvait se brûler les ailes. Le cerveau c'est déjà fait, mais apparemment ça fait marrer les gens.

J comme Joker. Ce qu'il devrait dire lorsqu'il ne sait pas répondre à une question. C'est à dire tout le temps.

K comme Kommuniste. "Je les aime pas eux, c'est des méchants. Et ce Charles Max là, il dit que des conneries. Franchement l'application de sa doctrine a fait des ravages chez les ours..."

L comme Loft Story. "Un vrai tournant dans ma carrière de star." Ah bon, t'es une star? "Mmmmppff... ben ouais, t'as pas remarqué comment je passe souvent au zapping..."

M comme Mèches. "J'adore me faire des mèches, ça me donne l'impression d'être un autre moi quand je sors de chez le coiffeur." Si seulement ça pouvait être vrai...

N comme N'importe quoi. Son expression préféré pour réfuter tout attaque personnelle. "Steevy, vous adorez regarder le dictionnaire quand vous ne connaissez pas un mot?" "Mmmppfff, n'importe quoi."

O comme Orgasme. Une petite chose qu'il attrape dès qu'il voit une caméra. Alors il pousse un petit cri. "Laurent qu'est ce qui m'arrive? J'ai le zizi tout dur."

P comme Pardon. Ce qu'il devrait dire pour s'excuser de sa bêtise.

Q comme QI. "Il parait qu'à partir de 160 de QI on est un génie. Moi il me manque 100 points pour être un génie." Ce qu'on ne lui a pas dit, c'est qu'en dessous de 75, on est considéré comme handicapé mental.

R comme Ruquier. "Mon mentor", aussi appelé l'erreur d'une vie dans les coulisses d'On a tout essayé.

S comme Sarkozy. "Mon deuxième mentor. J'ai pris ma carte à l'UMP" Seulement personne ne s'est rendu compte que si le petit Nicolas est passé à côté de lui sans le voir, c'est parce qu'il avait honte qu'un tel zozo le soutienne. C'est con, ça fait souffler un vent de jeunesse sur la politique...

T comme Théâtre. "Je rêve d'un rôle dans les Femmes savantes, tu sais la pièce de Smaïn." Non désolé Steevy, je sais pas.

U comme UMP. "Ma deuxième famille. Moi la politique c'est mon truc. L'autre jour, je me suis recueilli sur la tombe de Maurice Marchais en hommage à l'UMP."

V comme Vedette. "Ouais, je suis une vedette, pas une machine à laver hein. Ah je t'ai eu, j'ai vachement révisé sur ce coup là."

W comme Wii. "J'adore les jeux vidéo alors j'ai acheté la Wii et Guitar Hero. Mais y'avait aucune chanson de Mylène Farmer dans le truc. Dégouté." Et oui, Steevy, on ne peut pas toujours être au top comme toi...

X comme X. Le chromosome qui lui manque. Oui Steevy n'a qu'un seul chromosome, mais personne n'a réussi à déterminer lequel.

Y comme Yoga. "J'ai jamais compris pourquoi le Dalaï Lama mettait une robe. C'est pas une femme. Moi quand je fais du yoga je mets un mini short, et pas lui..."

Z comme Zizi. "Pourquoi les femmes n'en ont pas? Je crois que c'est la grande question du 21e siècle."

13 janvier 2008

Mon côté pouf

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J'aime pas les soldes, c'est chiant, ya plein de monde dans les magasins. Les gens sont agressifs, les caissières en ont ras la casquette des clientes furibardes qui déambulent avec dix pantalons, 24 tops (vous avez vu les filles comment j'ai le vocabulaire du shopping) et 15 pulls, juste pour ne pas les voir leur passer sous le pif. En entrant à la fnac, j'ai même fait demi-tour, pourtant j'étais motivé à faire chauffer la carte bleue, c'était jour de paye.

Rien à faire, à peine rentré dans une boutique, je faisais demi-tour. Pourtant j'aime bien le contact avec le petit vendeur malicieux qui essaye de vous refourguer tout ce qu'il peut, même des trucs pas à la bonne taille, surtout des trucs pas à la bonne taille. Je suis rentrer dans un shop de skaters boutonneux, je voulais une veste zippée verte (merci de ne pas discuter mes goûts merci). Je me heurte à une bande de tektonik boys partageant un ipod pour trois en faisant des gestes bizarres avec leurs bras et se déhanchant ridiculement. Pantalon slim moule burne trop petit, coupe mulet et Van's à damier, ils farfouillaient dans un lot de t-shirts roses, tirant sur le violet pouffiasse sortant de chez Pimkie. J'ai gloussé en passant à côté d'eux. Aucune réaction. Pathétique et consternant.

Je me suis enfoncé un peu plus dans la boutique, j'ai jeté un rapide coup d'oeil sur les vestes. Rien de bien interessant. J'avais rien à faire, personne à voir, donc je me suis un peu attardé. Un vendeur a sorti un veste bleue, un rien old school, cocotte à souhait, l'a présenté à un grand dadet dégingandé habillé en XXL qui n'en a pas voulu. Je me suis discrètement mais sauvagement rué dessus. Du M, nickel, pile poil ma taille. Elle est à moi, à moi, à moi, rien qu'à moi. Je l'ai essayée, elle m'allait pas trop bien, en fait. L'autre pedzouille a demandé au vendeur où elle était passé, il a fait un geste du menton vers moi. Le rider m'a toiser de haut en bas, mon manteau trois-quart, mon 501 et mes Veja. "Ben quoi, tu veux ma photo tête d'oeuf?", j'ai failli lui sortir.

Je voyais bien qu'il la voulait. Il me regardait avec des petits yeux cruels, se répétant : "T'es pas un skater, elle n'est pas pour toi cette veste Element". Et la tronche qu'il a fait quand le vendeur a voulu lui a refiler un sarrau Adidas. J'ai bien dû parader pendant un quart d'heure dans le magasin, la veste sur son cintre solidement harnachée à ma main crochue. Comme une bernique accrochée à son rocher. C'est vrai qu'elle m'allait pas super, qu'elle était un peu longue, bleue et pas verte, mais vu sa tronche de cake à l'autre, je ne pouvais pas la lui lâcher. Impossible. Pendant ce petit quart d'heure je me suis senti dans la peau d'une ado prépubère avec trois fois rien de nichons, qui se pavane en low-boots dans Jenifer pour montrer son décolté à tous les péquenots du coin. Un rien jouissif. Pire, j'ai même fait en sorte de passer en caisse juste avant l'autre grand sifflet. Il était vert.

L'espace d'un instant j'ai été une vraie pouf. Etrange et jouissive expérience.

12 janvier 2008

Abracadabra Hocus Pocus



En voilà un groupe qui sait parler des maux de la France en utilisant la richesse de ses mots.

08 janvier 2008

Mamie Nova envoie du p'tit bois

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Hormis quelques points de suture au genou et une belle attèle verte pour mon pouce, le petit papa Noël avait pour moi dans sa hotte la boîte noire de radio Nova. Un coffret de 25 galettes, toutes les racines musicales, les bizotteries (nom donné aux découvertes bizarroïdes de Jean-François Bizot, fondateur de la radio) et autres perles qui claquent comme les quatre lettres de la radio. Un CD par année de 1956 à 1980. Une boîte noire, simple, sur laquelle on distingue à peine les lettres NOVA inscrites en pointillés, comme une boîte de pandore, qui renferme autant de petits trésors à ne pas mettre entre toutes les oreilles.

En 2006, la boîte était jaune et fêtait les 25 ans de la radio. Là, la boîte est noire, plus lugubre, plus mystérieuse, comme pour nous dire "Voilà ce qu'on vous aurait balancé si on avait existé avant 1981". Les disques sont designés façon vinyle. On y remarque même les sillons, soucis du détail oblige. Chaque pochette stylise son année. Des gens à poil en 1967, du punk en 1977 et Marthin Luther King en 1963. Ce coffret, c'est un peu comme si la grand-mère des animateurs avaient été DJ à l'époque. Il y a du jazz, du rock, de l'électro, du cubain.... du Nova quoi. Joe Cocker, Herbie Hancock, pour les plus connus. Et aussi de ces gens qui ont signé des tubes mais dont personne n'a retenu le nom, genre Allen Toussaint ou Steppenwolf.

Et puis cette date, 1956. L'explosion du rock'n'roll, Elvis, Ike et Tina Turner, Chuck Berry et compagnie. Deux ans plus tôt, sur les ondes de WHBQ, le DJ Dewey Phillips, un zouave blanc passionné de musique noire et de blues, provoque un cataclysme en passant en boucle That's All Right Mama d'un jeune gars, Elvis Presley. Une infernale révélation qui en appellera bien d'autres. Le rock est né et tout ça va prendre la tournure d'un joyeux bordel électrique. Nova puise sa force dans l'eclectisme cathartique qui va en découler, dont elle va s'inspirer, comme les premiers rythmes de ska ou de dub de cet affreux jojo de Lee Perry. Un dingue tétrahydrocannabinolé qui a foutu le feu à son studio gavée de bandes inestimables, juste pour enregistrer un son de flammes.

Il y a tout, autant de sons et de noms qui ne seront jamais ne serait-ce que susurrer aux oreilles des élèves de la Star'ac. Comme cette reprise de Jumpin'Jack Flash des Stones, version sitar, made in Ananda Shankar. Mon problème, c'est que maintenant que j'ai la boîte noire je veux la boîte jaune. Et la boîte jaune, et ben y'en a plus.

07 janvier 2008

Je me suis fait un bobo

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" De toute façon, tu n'es qu'un Bobo!" Quoi???? Moi un bobo, jamais de la vie. C'est mon petit frère qui m'a dit ça, le félon. Je ne sais plus de quoi on parlait mais sûrement de littérature. Un auteur genre BHL. Merde ce n'était donc pas de littérature dont on parlait. Moi un bobo, mais ça va pas la tête. En plus j'aime pas Renaud. Mais du coup ça m'a fait un peu réfléchir. J'ai pensé à ce qui était bobo en moi et ce qui ne l'était pas.

Mon côté Bobo
Je lis Libé, mais bon, ça je l'ai toujours fait. Et lui aussi. Et puis d'ailleurs c'est avant tout une question d'idéologie, si tant est qu'on puisse encore parler d'idéologie au niveau de la presse. Et puis merde je l'emmerde mon frère, ce petit intello de pacotille qui se la raconte parce qu'il est en prépa littéraire. Je ne suis pas un Bobo et je vais le prouver.

Déjà j'ai pas trop le look. Un jean élimé, un t-shirt coloré et de vieilles converse défoncées, voilà la base de mon look. Et même des fois je régresse et je m'habille comme un petit skater avec mon sweat à capuche jaune et mes vieilles grosses pompes de rider. Ca fait des années que je me sape comme ça. Je concède l'ipod, mais je suis un ipodmaniac depuis déjà quelques années. Alors qu'un Bobo c'est quoi au fond, un mec de gauche mais libéral qui s'habille hippie chic et qui fait du yoga avec un t-shirt du Che dans sa salle à manger décorées à souhait de tentures et de photos de Ghandi en écoutant Pink Floyd. En fait un Bobo, ce ne serait pas un mec qui a loupé mai 1968, la Beat génération, qui a lu trois chapitres de Kerouac et qui veut faire revivre en lui le mythe du hippie contestaire. Moi aussi je n'ai lu que trois chapitres de Kerouac, mais j'aime pas, je le trouve un peu mou du genou question style.

D'ailleurs, quand il monte dans sa Mini, le bobo hippie écoute un bon vieux Dylan et pense comme lui qu'Everybody must get stoned. Ce soir, en rentrant du boulot il se roulera un pétard si les actions de sa boîte ont grappillé quelques points en bourse. Sur sa chemise, il y a des fleurs, parce que les fleurs c'est cooooolll. "Peace man". Au boulot il tutoie tout le monde, parce que merde, l'égalité entre les hommes c'est un principe de la République. Et puis comme c'est lui le directeur il fait ce qu'il veut.

Le bobo est écolo. Quand ça l'arrange. Il fait du vélo pour sa faire bien voir. Ou plutôt il s'arrange pour se faire voir en train de faire du vélo, et prend sa caisse dès que ses amis bobos ont le dos tourné. Ces amis font pareil. D'ailleurs pour pas qu'on le reconnaisse les vitres de sa caisse sont fumées.

Alors bobo, or not bobo. Et bien je ne suis pas un bobo parce que c'est comme ça, j'ai pas envie. J'aime pas le rock progressif, Pink Floyd m'emmerde, Kerouac aussi, Dylan a mal tourné et puis j'ai une vieille bagnole pourrie. Au boulot je tutoie tout le monde, mais c'est parce que tout le monde fait comme ça. Plus tard, mon frangin m'a traité d'anarchiste. Mais je suis quoi au juste?

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