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27 novembre 2007

Savez-vous où sont les privezioù?

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En Bretagne, sur les panneaux de circulation, il y a un double affichage français-breton. Pour le nom des villes, mais aussi des institutions ou de certains lieux. Par exemple centre hospitalier, c'est Penn hospital. L'autre jour, j'étais au bureau (oui je retravaille), un de ceux d'un grand journal français de l'Ouest, et sur la porte des toilettes il y avait le double affichage français-breton. Limite la petite bonne femme dessinée sur la porte était déguisée en bigouden. Ces salauds de Diwan sont partout. J'ai donc appris que les chiottes en breton, on appelle ça les privezioù. Ca enrichi mon vocabulaire jusqu'alors seulement composé du mot kenavo. Désormais, je ne vais plus aux chiottes, au petit coin ou faire pleurer la grosse, je vais aux privezioù. J'aime bien, ça sonne un peu roumain.

Remarque, c'est super pratique de savoir dire toilettes dans plein de langues différentes. En anglais c'est pas trop dur, en espagnol non plus. En allemand, on doit pouvoir se faire comprendre. Mais plus on s'éloigne vers l'Est, plus ça devient problématique et plus on a de chances de choper la turista. D'où l'intérêt de le savoir. Encore plus pour les filles que pour les garçons. Plutôt que les maths, on devrait apprendre à l'école à se sortir de situation critique : une diarhé carabinée en chine ou une trop forte consommation de bière ou de n'importe quel durétique au Cambodge. Je ne me vois pas trop courir comme un dératé la crotte au cul en Turquie en train de brailler privezioù à la face de passants me regardant comme un OFNI (objet flatulant non identifié).

Bon je sais, aujourd'hui tout le monde comprend plus ou moins l'anglais. Mais en Mongolie, je ne suis pas sûr que les descendants de Gengis Khan aient des notions d'anglais. Certains me diront : "Oui mais on peut toujours enregistrer une photo de toilettes dans son portable et la montrer aux passants." Et si t'es en rade de batterie, tu fais comment monsieur je sais tout?

Déjà qu'en France, on est toujours plus ou moins gêné à l'idée de poser cette question. Combien de fois on se perd dans un restaurant à la recherche des latrines parce qu'on a peur de demander au serveur. Combien de fois on sert les fesses chez des gens qu'on ne connaît pas parce qu'on ose pas interrompre une discussion ô combien intéressante sur la métaphysique de la grève et des régimes spéciaux. Bien sûr on finit par craquer et on entend toujours la même réponse : "c'est au fond à droite" ou "sous l'escalier". Vous avez remarqué que les privezioù sont souvent la première chose qu'on repère ou qu'on cherche du regard dans un nouvel endroit. Alors qu'au final, peu importe où on est, il suffit de regarder au fond à droite ou sous l'escalier.

Commentaires

Placer Gengis Khan dans un note sur les toilettes, t'assure mon chou! RESPECT!
De mon côté, les water closed publiques sont une véritable épreuve, passée la porte j'essaye de ne plus penser à rien, qu'à me boucher le nez, les oreilles, les yeux et à prier pour que mon équilibre soit bon! c'est tout un art, je te jure! Que de souvenirs, entre les "toilettes" (ah oui ça se sont les toilettes mais ca ressemble à un sceau) au Sri Lanka ou dans les souks de Marrakech et ceux du Caesar Palace de Las Vegas, j'ai tout testé. Et crois moi, ce ne sont pas toujours les plus crades qu'on bouche...

Ecrit par : Lucie | 27 novembre 2007

Allez, rien que pour toi, le voici en japonais : (et en phonétique)

toiletto wa doko des ka ?

Ecrit par : Suffragettes | 28 novembre 2007

Rien à voir avec les toilettes ou Gengis Khan (quoique, un rapprochement pourrait être envisagé), mon Bernie d'amour, que fais tu pour fêter la nouvelle année?

Ecrit par : Lucie | 03 décembre 2007

Sur ton best of, tu as oublié Rafle band avec un album comme Sword

Ecrit par : JB | 14 janvier 2008

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