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22 septembre 2007
Moi, Nadine de Rotschild et sa pince à moules
Vendredi, 12h30, la vieille bonne femme s'avance à ma rencontre, tout sourire. Lunettes griffées arc-boutées sur le pif, Nadine de Rotschild me salue avec déférence et je me serais bien laissé aller au baise-main. Mais un comportement aussi cavalier en présence de de l'archiduchesse de la bienséance et des bonnes bonnes manière aurait pu me faire monter fissa sur l'échafaud par ma direction. J'ai donc eu l'honneur, que dis-je le privilège de m'asseoir à la table de la sémillante baronne, qui sous airs mondains et pédants s'avère une charmante bonne-femme bourrée d'humour (elle aurait pu aussi être bourrée tout court vu le nombre de verres de blanc qu'elle a enquillés).
J'ai donc déjeuné avec Nadine de Rotschild. Je te rassure l'ami, pas en tête à tête, non. En fait il s'agissait d'un déjeuner de presse pour le lancement de la pince à moules (comme quoi, la presse mène à tout!). Car oui, la baronne en pince pour les moules. Et cela est si vulgaire, populaire et cradingue de manger des moules avec les doigts qu'elle a créer son gadget en plastoc pour venir agrémenter les trois fourchettes et quatre couteaux qui trônaient déjà à côté de mon assiette. Prenant mon rôle de journaliste à bras-le-corps je m'en vais rudoyer la vieille baronne, qui me rabroue dérechef avec trois arguments de pacotille. Ni une ni deux, je fous le bec dans ma gamelle et je commence à dépecer mes moules avec une pince dans chaque main. Car si on veut garder les mains propres, la pince n'est réellement utile que si on en a deux. Ben oui, il faut bien choper la moule avant de la bouffer.
Je me sens patauds et maladroits, et la baronne qui s'est prise d'une certaine affection pour moi se moque allègrement de ma maladresse. J'ai l'impression d'être dans le corps de R2 D2 ou d'un crabe qui avec deux mâchoires en plastique comme excroissance se retrouve pris d'inhabileté chronique. La mère Nadine me toise du coin de l'oeil, et après un laïus sur les notes de teinturier s'avise de ma chemise pleine de tâches (oui, j'avais sorti le grand jeu pour Nadine et sa moule). En bon Breton bien rustre, habitué à manger comme un petit goret avec mes dix doigts, je dis à Nadine (presque je la tutoierais) que ça ne marchera jamais ici. Que nenni pour la baronne qui fait le tour des ménagères de moins de 80 ans présentes dans le restaurant pour me prouver le contraire (oui, 50 ans c'était trop jeune).
On en vient à parler hygiène et baraque à frites, et un peu plus je l'invitait à voir un Rennes-Caen pour s'empiffrer de galettes saucisse, à déguster à la pince bien sûr. Bref, ouaich ma pote Nadine prend la pose, s'empiffre et déambule entre les tables pour vendre sa pince à tout et n'importe quoi à n'importe qui. J'ai oublié de poser pour la photo souvenir et la postérité. Si on ajoute à ça l'attachée de presse aux gros nénés qui m'a fait du gringue en me donnant du Antoine en veux-tu en voilà, le repas à été riche en émotions. Toujours est-il que j'ai fini par bouffer mes moules avec les doigts, en déplaise à Nadine. Mais la pince à moules c'est pas mon truc. Je suis un petit animal et j'aime manger avec les doigts. C'est tellement bon de les lécher à la fin du repas.
18:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blabla, pince, moule, nadine, rotschild, bouffe
04 septembre 2007
J'aime bien les pédales
Jusqu'à hier, mon métier c'était journaliste sportif. Et à partir d'aujourd'hui, mon métier c'est journaliste tout court. Ce week-end en tant que journaliste sportif, j'étais envoyé très spécial au Grand Prix de cyclisme à Plouay. Une course du Pro Tour. Pour les non initiés de la pédale et du dérailleur, ça veut dire que tous les grands noms du vélo étaient là, en chair et en os, moulés dans leur maillots bariolés de sponsors ridicules. J'ai donc vu successivement passé de mes yeux ébahis la fine fleur mondiale de la bicyclettte. J'ai même vu Jean-René Godard. Vous savez ce mec dégueulasse qui cligne des yeux douze fois par seconde et qui hurle comme un dératé "chute à l'arrière du peloton" pendant le Tour de France.
C'est grisant de sentir le vent souffler dans les rayons. C'est grisant d'entendre le cliquetis des dérailleurs s'évaporer dans les airs. C'est grisant de sentir la vitesse du peloton. C'est grisant d'entendre la foule se lever pour un champion. C'est grisant de sentir le stress du bouclage s'approcher. Jamais je n'avais ressenti de telles sensations pour un simple sport. Encore plus pour un sport que je n'avais jamais porté dans mon coeur.
Le ferveur populaire sur le bord des routes est justement déroutante. La simplicité des cyclistes aussi déconcertante qu'agréable. Une fois la course terminée et leur maillot oté, ils redeviennent des anonymes, perdus au milieu d'une foule de fanatiques incapabables de les reconnaître. Perdus au milieu des bus des équipes je cherchais un péquin à interroger, mais impossible d'en reconnaître un seul. Qui est qui? J'ai failli rentré bredouille de ma chasse aux réactions, la queue entre les jambes et la cahier bien peu noirci. Mais avec un pass presse tout devient possible. Un petit gamin me l'a même demandé, mais j'ai préféré le garder pour moi, comme un souvenir de guerre qui prend la poussière au dessus de la cheminée.
Dans le sillage des coureurs, on voit des hordes de gamins furibards prêts à tout pour une casquette,un maillot, une paire de gants, ou un gribouillage qui n'a que si peu de valeurs aux miens, mais tant aux leurs. Il faut voirn la lueur qui brille dans les yeux de ses gosses. Comme s'ils vivaient le plus beau jour de leur vie. C'est comme si moi j'avais passé l'aprè-midi au club dorothée quand j'avais huit ans, ou comme si j'avais pu prendre une cuite avec Bertrand Cantat à 20. Un instant, je suis retombé en enfance? Déconnecté de la réalité, pensant ce qui me serait arrivé si j'avais rencontré JPP quand j'avaais 13 ans. C'est Marc Madiot (Directeur Sportif de la Fdjeux) qui m'a sorti de ma torpeur. Lui que je cherchais depuis 20 minutes.
J'ai passé un week-end à me dire que je faisais un métier merveilleux. Un métier que je veux faire depuis si longtemps. Petit je voulais être comme Thierry Roland, commenter le fianle de la coupe du monde à la télé. Aujourd'hui je conchie ce répugnant apôtre du foot. Aujourd'hui je voudrais être un Jack London, un Hunter S. Thompson. Un putain de mec, quoi....
22:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pédales, cyclisme, velo, journalisme, blabla, Cantat, Roland
Music is my hot hot SEX
Bon, je sais que ça se fait pas trop, mais comme je trouvais ce test marrant et un peu troublant alors j'ai fait un vulgaire copier/coller. En gros il suffit de mettre son ipod ou son lecteur mp3 d'une quelconque sous marque biélorusse, en lecture aléatoire et répondre aux questions par la chanson qui apparaît. Mais comme j'ai été très troublé ou accablé par les réponses j'ai recommencé. Ben ouais, je suis un éternel indécis doublé d'un instasfait faciétieux, donc... qui dit jamais deux sans trois.
1. Comment vous sentez vous aujourd’hui?
Celebrity Sanctum (Dogs Die In Hot, Cars) ; Slow Down (The Beatles) ; Le Grand Incendie (Noir Désir)
2. Comment les autres vous voient ?
Dérive sentimentale (Béruriers Noirs) ; Purgatory Blues (Juliette&The Licks) ; Celebrity Sanctum (Dogs Die In Hot Cars)
3. Quelle est l’histoire de votre vie ?
Don't leave The Light On Baby (Belle And Sebastian) ; Combat Baby (Metric) ; The Only Place That I Can Look Is Down (The Bishops)
4. Quelle chanson pour votre enterrement ?
Drop The Gun (54 For Nude Honey) ; Dead And Lovely (Tom Waits) ; Ice Cream Man (Tom Waits)
6. Comment être encore plus heureux ?
8. Pour décrire ce qui vous ravit ?
Stumble and Fall (Razorlight) ; Forever For Her (The White Stripes) ; No Cities Left (The Dears)
9. Votre boulot pour vous c’est … ?
I'm Just A Fool For You (Betty Lavette) ; Aluminium (The White Stripes) ; The Acid Queen (The Who)
10. Que devriez-vous dire à votre boss ?
Get It Of Your Mind (Brian Setzer) ; Go To Hell (54 Nude Honeys) ; Got A Feelin (The Mamas And The Papas)
11. Pour vous l’amour c’est … ?
Gets Paid (Icarus Line) ; Deadbeat Holiday (Green Day) ; Wedding Songs (The Psychedelic Furs)
12. Pour vous la sexualité doit être … ?
Son Style (Noir Desir) ; Coeur De Glace (Naast) ; The End As No End (The Strokes)
13. Bloguer pour vous c’est … ?
Frenchy, I'm Faking (Architecture In Helsinky) ; I Know It's Over (The Smiths) ; Vicious (Lou Reed)
J'ai 8 gigas de son dans mon ipod et il faut que ce cynique crétin me sorte deux fois du Tom Waits pour mes fuérailles. Fuck off. En plus, je crois qu'après ce post bien des gens vont me détester... No Comment
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, ipod, jeux, test























